Comme pour la plupart des autres problèmes de santé, ceux d’ordre respiratoire ne dérogent pas à l’importance d’une approche préventive. Qu’il s’agisse d’asthme, de rhinite allergique, d’apnée du sommeil ou d’une autre pathologie, l’approche de base reste sensiblement la même. Il faudra tout d’abord établir un diagnostic, puis définir les meilleures approches préventives et médicales de la prise en charge. Voici quelques-un des cas les plus couramment rencontrés et les approches préventives les plus pertinentes à suivre.
L’établissement d’un diagnostic précis et précoce comme première des préventions
La première des choses à faire avant de penser à un quelconque traitement ou à la mise en place d’une certaine prévention est d’établir précisément la nature du problème.
Un diagnostic précoce des maladies respiratoires chroniques est essentiel pour améliorer la qualité de vie des patients et limiter l’aggravation de la maladie. En effet, une détection rapide permet notamment de mettre en place un traitement adapté dès les premiers symptômes, ce qui contribue à mieux contrôler la maladie, à réduire la fréquence des crises (par exemple dans le cas de l’asthme) et à prévenir les éventuelles complications.
Dans le cas de maladies comme l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive, un diagnostic précoce favorise également l’adoption de mesures préventives, telles que l’arrêt du tabac, la réduction de l’exposition aux polluants ou certains changements dans ses habitudes de la vie quotidienne.
Enfin, une prise en charge rapide permet également de ralentir la dégradation des fonctions pulmonaires, de diminuer le nombre d’hospitalisations et de réduire les coûts liés aux soins de santé. Il en va également de la qualité de vie des patients au quotidien, qui s’en retrouve grandement améliorée. Dans certains cas, cette amélioration concerne non seulement le confort au quotidien, mais également l’espérance de vie du patient.
Connaître ses déclencheurs et les éviter
Comme mentionné dans le paragraphe précédent, l’un des objectifs d’établir un diagnostic est de connaître ses déclencheurs. Il peut notamment s’agir de ceux de l’asthme ou de certaines allergies, mais parfois aussi des deux à la fois dans la mesure où les réactions allergiques respiratoires peuvent être elles-mêmes des déclencheurs de la crise d’asthme.
Connaître ses déclencheurs est un élément fondamental dans la gestion des maladies respiratoires chroniques car les déclencheurs les plus courants sont absolument partout autour de nous et qu’il s’agit de choses a priori anodines. Parmi ces derniers, pouvant être à l’origine d’une crise d’asthme ou d’un épisode allergique, on peut notamment citer :
- Le pollen et les poussières diverses,
- Les acariens de la poussière,
- Les moisissures,
- Les squames d’animaux (chat, chien, cheval, etc.),
- Les blattes et cafards,
- Les infections respiratoires,
- La fumée de tabac,
- La pollution atmosphérique,
- Les fumées de combustion (cuisson et barbecue.),
- Les parfums, sprays, désodorisants et produits ménagers irritants,
- Les peintures et solvants,
- L’air froid,
- Les efforts physiques intenses, surtout par temps froid et sec,
- Certains médicaments,
- Le stress et l’anxiété.
L’identification des facteurs qui provoquent ou aggravent les symptômes permet aux patients d’adopter des mesures préventives adaptées comme le fait d’éviter ou de réduire l’exposition à ces déclencheurs. Cela rend possible le fait de diminuer la fréquence et l’intensité des crises, d’améliorer le contrôle de la maladie et de réduire le recours aux soins d’urgence. Cette connaissance favorise également une meilleure autonomie du patient et contribue à maintenir une bonne qualité de vie au quotidien.
L’importance d’un suivi médical et d’une affection sous contrôle
Un suivi médical régulier est essentiel pour assurer un bon contrôle des maladies respiratoires chroniques, dont l’asthme. Il permet d’évaluer l’évolution de la maladie, d’adapter les traitements en fonction des besoins du moment, mais aussi de détecter rapidement toute aggravation ou complication de façon précoce.
Grâce à des consultations médicales régulières et à un dialogue continu avec les professionnels de santé, le patient peut ainsi bénéficier de conseils personnalisés pour mieux gérer ses symptômes et ainsi éviter les crises. Ceci est particulièrement vrai chez les patients atteints d’asthme.
Un asthme bien contrôlé est essentiel pour maintenir une bonne qualité de vie au quotidien, limiter les symptômes respiratoires et prévenir la survenue de crises pouvant nécessiter une prise en charge en urgence. Le contrôle de l’asthme permet au patient de mener une vie presque normale, avec peu ou pas de limitations dans ses activités quotidiennes. Il est d’ailleurs même possible pour le patient de pratiquer des activités physiques, y compris au haut niveau.
Les traitements de fond de l’asthme
Pour atteindre cet objectif, il est indispensable d’associer un suivi médical régulier à une bonne observance du traitement de fonds et au fait d’éviter des facteurs déclenchants.
Le traitement de l’asthme repose sur deux catégories de médicaments complémentaires. Il y a tout d’abord les traitements de fond qui ont pour objectif de contrôler sur la durée l’inflammation chronique des bronches, qui constitue le mécanisme principal de la maladie.
Ces derniers doivent être pris quotidiennement, même en l’absence de symptômes, et reposent principalement sur les glucocorticoïdes et les corticostéroïdes inhalés, seuls ou associés à des bronchodilatateurs de longue durée d’action. Parmi les dénominations commerciales et les dosages les plus communs, on trouve notamment Budésonide 90 et 180, Fluticasone propionate 50, 125 et 250 ou bien encore Flixotide 50 ainsi que 125 et 250.
L’efficacité de ces traitements s’inscrit dans la durée et permet de réduire la fréquence des symptômes, des crises et le risque d’aggravation de la maladie. Il convient de préciser que le type de molécule utilisé, la posologie ou les éventuelles associations entre traitements restent à déterminer avec un professionnel de santé et peuvent être amenés à évoluer dans le temps.
Les traitements d’urgence
À l’inverse, des traitements de fond de l’asthme, ceux d’urgence sont utilisés pour soulager rapidement les symptômes lors d’une crise ou d’un épisode de gêne respiratoire. Ils peuvent également être utilisés de façon préventive avant une exposition probable à un déclencheur. C’est par exemple le cas avant un effort physique important si le patient est sujet à l’asthme d’effort.
Ces traitements sont principalement constitués de bronchodilatateurs à action rapide (Ventoline, Bricanyl, Airomir, etc.), qui agissent en quelques minutes en relaxant les muscles des bronches et en améliorant le passage de l’air. Cependant, ils ne traitent pas l’inflammation chronique et leur utilisation fréquente peut être le signe d’un asthme insuffisamment contrôlé. Dans ce cas, il est vivement recommandé de demander conseil à un médecin afin d’optimiser le traitement de fond.
Conclusion
Les pathologies respiratoires chroniques comme l’asthme (et d’autres) demeurent hélas à ce stade incurables de façon définitive. Néanmoins, grâce à une prévention efficace et à l’aide de traitements adaptés, la plupart des patients peuvent mener une vie relativement normale.












